APPROCHE PHYTOSOCIOLOGIQUE DE LA FLORE SUD-LANDAISE par Gilles Granereau Ce sujet concerne une flore bien particulière : celle de la dune littorale. Pour mieux comprendre les dynamiques des peuplements végétaux, il est indispensable de rappeler de façon synthétique que le littoral est un milieu mouvant, soumis à une évolution rapide à l'échelle humaine. Ce travail, inédit, illustre fort bien ce propos ; il avait servi de support pour une intervention menée par l'ONF lors du Colloque « Cellules qualité des eaux du littoral », DDE Landes, 1998 . Nous en donnons des extraits. La lecture des événements historiques survenus dans la bande côtière aquitaine nous montre que les administrations des Ponts et Chaussées (Service Hydraulique) et des Eaux et Forêts interviennent conjointement depuis le début du XIXe siècle , afin d'assurer le contrôle de cette partie du littoral. Aujourd'hui, la gestion des milieux est dévolue à deux services, selon la définition foncière des sols : *Le Service Maritime de l'Équipement gère le domaine public maritime, *L'Office National des Forêts est chargé de la gestion des terrain domaniaux (domaine privé de l'État). Plus concrètement, la gestion de tous les jours s'organise conjointement, les limites des domaines d'intervention des deux services étant fluctuantes sur le terrain. Au niveau de la recherche, une réelle collaboration existe, et s'articule autour de la connaissance du milieu marin littoral. Son étude montre que l'on ne peut séparer le fonctionnement du milieu dunaire de celui de la plage : ils sont intimement liés par des échanges sédimentaires naturels dont on peut caractériser les flux par le principe suivant : * Érosion marine : extraction du sable dunaire par l'océan Þ diminution du volume dunaire et avancée du trait de côte vers les terres. * Répit d'érosion marine : accrétion sur la plage, puis restockage du sable sur la duneÞ reconstitution partielle du stock dunaire et léger repli du trait de côte vers l'océan. Ces phénomènes apparaissent dans le temps comme une sinusoïde dont l'axe tend à se décaler de l'ouest vers l'est à une vitesse d'environ 1,5 m/an. La dune joue par conséquent le rôle d'un « amortisseur » sédimentaire. On considère, à ce niveau, que le bilan sédimentaire total (volume extrait par l'océan/volume rapporté après l'érosion) subit une diminution progressive, ce qui laisse présager une réduction sur le long terme de l'importance (en volume) des dunes. Un autre effet marquant lié à l'érosion marine est observable sur les plages : leur réduction de taille est parfois spectaculaire, obligeant les plagistes à s'entasser lors des fortes marées, sur le pied de la dune ...
(Extrait de l'article de 5 pages ... Cahiers du Sud landais N°1).
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