LE MARCHÉ DE SAINT-VINCENT par J.Jacques Bellocq C’est le 12 février 1813 qu’est évoquée pour la première fois la création d’un marché dans notre commune et c’est le vendredi qui est retenu, les autres jours étant déjà pris – le mardi pour Tosse, en particulier. A cette époque la population est de l’ordre de 600 habitants (554 en 1811). Elle passera à 750 en 1846, 900 en 1851, 1075 en 1856, 1455 en 1886 et 1900 environ en 1939 (à titre de comparaison en 1846 les populations des communes des environs sont les suivantes : Sainte-Marie de Gosse : 1550 h, Saint-Martin de Hinx : 1385 h, Saint-Jean de Marsacq : 1200 h, Saubrigues : 1080 h, Capbreton : 950 h, Bénesse-Maremne : 700 h, Labenne : 550 h, Orx : 440 h, Josse : 430 h et Saubion : 340 h). Mais ce n’est que le 15 janvier 1830, en séance extraordinaire du conseil municipal, que la décision fut prise et suivie d’effet : Saint-Vincent aura un marché qui se tiendra le vendredi de chaque semaine. Le marché au bétail - Emplacement Ce marché se tenait initialement sur la propriété de «Norton », dans la partie jouxtant la route n° 10, sur une superficie de 1950 m2. Le 31 décembre 1844, devant l’accroissement considérable du marché, les animaux envahissant la route royale, il est envisagé de déplacer le champ de foire vers les terrains de « Thomas », plus convenables, sur un peu plus d’un hectare. (Le périmètre actuel de ce lieu-dit est le suivant : au nord la RN10, à l’ouest le chemin du gymnase, au sud la voie ferrée, à l’est la rue de la gare.) Ce projet n’eut pas de suite, puisque en août 1853, le marché se tient toujours dans un bois qui longe la route impériale n° 10. Par contre, un arrêté municipal du 7 juillet 1869 nous informe qu’il se tiendra dorénavant sur le terrain dit du « Bivac » (Ets Bouneau actuels), complanté de chênes-lièges et de platanes, situé à l’est du champ de foire actuel. En 1878, le propriétaire des lieux (Gorostarzu) souhaitant établir une clôture, propose « la portion de terrain restant à l’ouest jusqu’aux approches de la maison Lembeye et la portion restant à l’est jusqu’à l’ancienne route de Bordeaux. » Par la suite une proposition est faite au maire par M.Clavery qui offre de laisser tenir le marché aux bœufs « dans le champ qui se trouve au nord de sa maison et qui s’étend jusqu’au chemin vicinal de Saubion », c’est-à-dire bien à l’ouest. Il fait cette offre pour un certain nombre d’années et gratuitement. Il serait même disposé à vendre… Le conseil municipal consulté, les avis divergent et diverses propositions sont faites, mais non retenues, et le 17 novembre 1881, il est proposé par les époux Clavery la donation d’une place à titre gracieux, de 40 ares de terrain … (Extrait de l'article de 6 pages ... Cahiers du Sud landais N°1).
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