SUD LANDAIS




INVENTAIRE PROVISOIRE ET SOMMAIRE DES ŒUVRES EXÉCUTÉES EN AQUITAINE ENTRE 1890 ET 1902 ET ATTRIBUÉES AUX PEINTRES PORTANT LE NOM DE DROUILLARD OU DROUILHARD

À ce jour, en l'état des recherches publiées sur internet, et après consultation des banques de  données PALISSY et MÉRIMEE du Ministère de la culture, il semble établi que sont attribuées à Claude DROUILLARD, artiste-peintre qui aurait été formé à l'école de Puvis de Chavannes, les œuvres suivantes qui sont ou ont été exposées :

- Église de Pey (Landes)
1890 : une peinture murale « La mort de saint Joseph », signée Drouillard
           une peinture murale « Vierge en majesté donnant un chapelet à Saint Dominique », non signée

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   

 - Église Saint-Nicolas de Capbreton (Landes)
1894 : une peinture murale « Christ en croix », signée Drouillard
1894 ou 1895 : une peinture murale « Jésus marchant sur les eaux », signée Drouillard
1895 : une peinture murale « Saint Nicolas, pour sauver son peuple de la famine fait aborder miraculeusement au port de Myre un navire chargé de blé », signée Drouillard 
1895 : une peinture murale « Saint Nicolas jette secrètement par la fenêtre des pièces d'or pour la dot de trois jeunes filles pauvres », signée Drouillard

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

- Église paroissiale Sainte-Foy de Josse (Landes)
1898 : une peinture murale « Adoration des mages », détruite avant 2007

- Église paroissiale Saint-Pierre de Saubrigues (Landes)
1902/1903 : une peinture murale « Jugement dernier », signée Drouillard et attribuée à Berthe Drouillard ou Drouilhard, artiste peintre, dans l'inventaire général du patrimoine culturel

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

- Église Notre-Dame de l'Assomption de Magescq (Landes)
1895 : une peinture « Christ en croix », signée Berthe Drouilhard ou Drouillard

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

QUE SAVONS-NOUS DE CES PEINTRES ?

De Claude Drouillard nous ne savons que peu de choses.

Voici ce que Joseph Dupuy, conseiller municipal de Capbreton, écrivait, le 10 avril 1895 dans le Journal des Landes, sur le « Christ en croix » de Claude Drouillard dont venait de s'enrichir l'église de Capbreton :
« Les sympathies et les félicitations méritées qui viennent au peintre de toutes parts, comme aussi la clientèle que son talent de portraitiste amène dans son atelier d'Anglet
… »

Claude Drouillard portraitiste
Le seul portrait qu'à ce jour nous ayons eu entre nos mains est celui de la petit-nièce de Monseigneur Soulé, Jeanne Lavaurs. Ce dernier, retiré à Capbreton, a dû croiser le peintre plusieurs fois dans l'église Saint-Nicolas et il est vraisemblable qu'il a pu lui  demander de « croquer » sa parente.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Claude Drouillard à Capbreton
L'abbé Jean-Baptiste Gabarra, responsable de la paroisse depuis 1875, confie en 1887 la décoration de l'église Saint-Nicolas à Jules-Bertrand Gélibert, peintre animalier de renom.
De 1889 à 1892 l'église Saint-Nicolas se pare de plusieurs œuvres dont la dernière et plus connue est la « Conversion de saint Hubert ».
En 1893 Jules-Bertrand Gélibert qui a alors 59 ans, trop âgé pensait-il pour réaliser de nouvelles peintures murales, présente à l'abbé Gabarra Claude Drouillard, artiste peintre à qui  nous devons les peintures murales de 1894 et 1895 .
Les dernières peintures murales réalisées au début du vingtième siècle seront l'œuvre de Gaston Gélibert, frère de Jules-Bertrand .

Les recensements successifs, effectués à cette époque tous les cinq ans, ne permettent pas d'affirmer que Claude Drouillard, que l'on présente comme peintre d'Anglet, ait séjourné durablement à Capbreton entre 1891 et 1903.

Claude Drouillard à Anglet
À ce jour nous n'avons pas trouvé trace de Claude Drouillard à Anglet.
Cependant, la consultation des dénombrements réalisés à Anglet en 1891, 1896 et 1901 a permis de relever sur l'état du dénombrement de 1891 :
- Quartier du haut - L'Argenté :

- Drouillard Édouard, 52 ans,  artiste, chef de famille
- Berthe, 24 ans, sans profession, fille

- Pierre Isson, 30 ans , maquignon

Pierre Isson, né en 1860, a vécu jusqu'en 1936 à L'Argenté, mais les contacts pris avec les familles Isson n'ont rien donné.

De dénombrement en dénombrement le nom de la maison, et son orthographe ont changé, L'Argenté, Largenté et en 1921 « cottage L'Argenté ». Aujourd'hui l'immeuble de l'avenue de La Chambre d'Amour n'est identifié que par un numéro, et les nouveaux propriétaires aussi bien que leurs voisins ne connaissaient pas l'ancienne identification.

S'agissant de Berthe Drouilhard, que savons-nous ?
La documentation publiée par le Ministère de la culture (base de données Palissy) pour le tableau réalisé par Berthe Drouilhard, à Magescq, précise :
« Tableau exécuté en 1895 par Berthe Drouilhard, peut-être apparentée, malgré la variante orthographique, au peintre Drouillard d'Anglet, auteur la même année des peintures murales de
la nef de l'église de Capbreton ».
Nous avons pu personnellement constater que le tableau « Christ en croix » de Magescq est manifestement inspiré par la peinture murale « Christ en croix » de Claude Drouillard.

Claude Drouillard ou Édouard Drouillard ?
La signature des peintures murales et du portrait attribués à Claude Drouillard se limite au seul patronyme.
Le manuscrit du contrat du 8 mai 1898 par lequel le maire de la commune de Josse   demandait à « Mr Drouillard, peintre à Anglet », de continuer la décoration de l'église de Josse. Toujours pas de prénom. Le document est signé Drouillard.
Nous n'avons pu prendre connaissance ni été informé de documents susceptibles d'apporter la preuve que le ou l'un des prénoms du peintre auteur des peintures murales de l'église de Capbreton est bien Claude. 
Claude Drouillard, et Édouard Drouillard seraient-ils une seule et même personne, le peintre ayant été contraint d'indiquer son prénom pour le dénombrement de 1891 ? Pure spéculation ?
Les recherches n'ont pas porté seulement sur l'état civil. Les consultations d'Écoles des beaux arts, des musées, des familles et de leurs généalogies, notamment, sont demeurées infructueuses.

La SADIPAC sud landais serait très intéressée par toute information concernant la vie et les oeuvres de ces artistes-peintres.

Pierre Darnet
 

 

 

 

 



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